Après une saison estivale bien remplie, nous voilà de retour avec plein de choses à vous raconter !
Au sommaire : notre été au Musée de la Taillanderie de Nans-Sous-Sainte-Anne ; les activités du moment ; les productions à venir, notamment des haches d’équarrissage.
Durant tout l’été, nous nous sommes imprégnés de l’esprit du Creux de la Doye, au fond duquel s’élève la Taillanderie de Nans-Sous-Sainte-Anne (Doubs), ancienne ferme-atelier spécialisé dans la fabrication de faux.
Le début du séjour a été marqué par la 3e édition de l’Écho de la Taillanderie, événement d’échanges et d’expérimentations entre professionnel-les du métier et de partage avec le grand public. Pour cette édition, des charpentiers étaient également présents pour échanger sur les questions d’ergonomie de travail et d’ergonomie des outils, en lien avec la thématique de l’année. Une trentaine de personnes au total se sont ainsi réunies dans la convivialité durant les trois journées de l’événement.
Ce temps de rencontre fut aussi l’occasion d’exprimer collectivement le souhait de voir un groupement de taillanderie s’officialiser sous une forme associative, syndicale ou autre, pour promouvoir le métier renaissant et défendre les intérêts de ses différents acteurs.

Les semaines estivales qui ont suivi, entre travail en public et stages en cours du soir, ont par la suite été intenses mais riches en rencontres, en partages, en expérimentations et aussi en pratique sportive : l’absence de marteaux-pilons a provoqué une rapide remise en forme derrière l’enclume si bien que le taillandier en a retrouver la (ou les) forme(s) de ses jeunes années à Guédelon. Sur le plan de l’apprentissage également, Martin a bien peur d’avoir attrapé une nouvelle maladie, consistant à vouloir platiner des faux. Considérant jusqu’ici le sujet de loin en ayant conscience de sa fragilité mais en espérant que quelqu’un d’autre s’y intéresse, c’est finalement la discussion avec un jeune taillandier breton, Tangi Le Rouzo, et l’immersion sur un temps long à Nans-Sous-Sainte-Anne, qui ont fait infuser et éclore ce nouvel intérêt. De là découlent des essais, des petits faucillons, réalisés entièrement à la main, avec quelques uns des outils employés jusqu’en 1969 par les ouvriers de la taillanderie de Nans-Sous-Sainte-Anne. Martin compte bien ne pas rester là… affaire à suivre encore une fois :)
Ce fut une expérience atypique, constructive et riche, grâce à l’accueil de Sylvain Debray, conservateur et gardien de la mémoire des lieux, qui a fait en sorte que notre présence soit possible. Nous espérons qu’elle pourra se renouveler, sous une forme ou une autre, dans le futur. En attendant, nous remercions tous les stagiaires venus s’initier à la forge dans ce lieu chargé d’histoire. Et nous remercions bien chaleureusement Sylvain pour tout son investissement.
Plusieurs projets sont sur le feu pour nous cet automne, notamment une réorganisation générale de l’atelier : création d’un espace fermé pour le travail du bois, aménagement d’un bureau isolé et chauffable, déplacement de l’espace forge sur un sol en terre battue, restauration du marteau-pilon Massey - le « p'tit » nouveau arrivé dans l’atelier au printemps dernier… Voilà déjà de quoi s’occuper 48 heures par jour jusqu’à la fin de l’année !
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Autrement, Martin turbine ces derniers temps à la production pour finaliser la préparation des Journées de la coutellerie qui se tiendront à Gembloux (Belgique), les 8 et 9 novembre 2025.
Cette année encore donc, nous serons au rendez-vous de nos voisins belges pour les 24e Journées de la coutellerie organisée par la BKS.
Bien qu’ils s’agissent de journées de la coutellerie, notre table présentera autant de couteaux que d’outils pour la terre et le bois.
En photos ci-dessous, un aperçu des hachettes comtoises qui seront notamment exposées. Inspiré d’un modèle anciennement forgé à la Taillanderie de Nans-Sous-Sainte-Anne (et plus largement dans la région de la Franche-Comté), il s’agit d’un modèle de hachette qui séduit par ses lignes simples et élégantes, et la puissance de son profil. Hachette polyvalente, elle convient bien aux petits travaux forestiers ou jardiniers, ou pour faire du petit bois.
Le reste des couteaux et outils mis en vente à Gembloux sera à découvrir en chair et en os sur place, dès 10h le 8 novembre ! On vous attend là-bas.
Horaires : samedi 8/11 de 10h à 18h et dimanche 9/11 de 10h à 16h
Lieu : Centre sportif de l'Orneau, Chaussée de Namur 28, 5030 Gembloux, BELGIQUE
Plus d’informations par ici.
Parmi les machines présentes à l’atelier, figurent notamment un tour à copier les manches. Faisant partie de la famille des tour à bois, ce tour semi-automatique permet de reproduire à l’identique et de façon simultanée quatre manches à partir d’un modèle donné. Employé entre autres par les charrons, ce type de tour copieur permettait de reproduire aisément les rais en bois nécessaires à la confection des roues.
D’une grande utilité et efficacité à l’heure de vouloir reproduire en petite série des manches d’outils, cette machine dispose également d’un fort potentiel hypnotique : imaginez voir naitre copeaux après copeaux des manches identiques, les bras croisés… Bref, rien de plus plaisant que d’observer la machine travailler ! (On vous reparlera probablement bientôt des machines sensées faire gagner du temps mais qui en raison de leur fort potentiel hypnotique, mettent en arrêt, au lieu de nous laisser aller faire autre chose.)
Aussi, dans les prochains temps, nous proposerons à la vente des manches en bois issus de modèles conçus par Martin, ou la reproduction sur demande de manches spécifiques (à l’exclusion des manches concentriques type râteau, pioche, etc).
Si cela vous intéresse, n’hésitez pas à nous en faire part dès maintenant.
Le début de l’année 2026 se fera sous le signe des haches d’équarrissage. Plusieurs demandes ayant été faites pour des haches de dégrossi type arbois, des doloires avec douille à pan, et des haches suédoises « 1700 » on prévoit en effet des sessions de production pour des livraisons entre février et avril 2026.
Quelques commandes pour des arbois, des doloires, des 1700, ou autres types de haches peuvent encore être prises.
Pour plus d’informations, n’hésitez pas à nous écrire.